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Notre projet

Présence Sud Europe est né dans le cadre de la consultation participative "Congrès utile et serein" et s'appuie sur la contribution de Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène en réponse à la question suivante:

"Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays"


Nous souhaitons :

  • Tisser des liens avec les "eurocitoyens" par la promotion de jumelages
    (entre sections de Parti Socialiste Europeen par exemple).
  • Créer au niveau régional (Alpes maritimes, Alpes de haute provence,..) une mission d'information permanente sur l'Europe.
  • Encourager les échanges scolaires, extra-scolaires, professionnels au sein de l'union.
  • Rendre l'Europe accessible par des rencontres thématiques.

Nous sommes membres actifs de Désirs d'Avenir, du PS et du PSE, citoyens européens et nous voulons participer au rassemblement de la gauche et à la construction d'une véritable Europe Sociale.

pour suivre l'actualité s'informer et la commenter


Les activités de
Présence Sud Europe

Les activités européennes de nos partenaires


Tout savoir sur ...
Vendredi 10 juillet 2009
- Publié dans : Actualité Présence Sud


Un mot pour vous dire que nous autres français sommes dans le journal “El dia de Valladolid”, l’équivalent de Nice-Matin pour la région de Castilla Léon.

Photo prise au Cortès de Vallodolid-l'équivalent de l'Hôtel de Région.  Au centre José Manuel Fernandez Santiago, président de las Cortes de Castilla Leon (équivalent français du Conseil régional). Le président nous a fait l’honneur d’accueillir le groupe dans un bâtiment ultramoderne avec une visite de l’hémicycle, des salles de commissions et des coulisses dans lesquelles se prennent les principales décisions politiques. Nous avons enfin dialogué avec un député qui a commenté les résultats des élections européennes.

Par Presence Sud Europe
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Jeudi 9 juillet 2009
- Publié dans : Focus



"La pensée économique occidentale, en considérant le processus économique comme un mouvement circulaire de va-et-vient entre production et consommation dans un système clos, séparé de notre monde terrestre, a complètement ignoré la métamorphose de la science depuis la double révolution intellectuelle de Carnot et Darwin : la découverte de l'entropie et de l'évolution.

 


Enfermée dans le splendide isolement de son modèle mécaniste imité de la prestigieuse Mécanique rationnelle de l'Europe classique, la science économique de notre civilisation thermo-industrielle ignore superbement les interactions réelles entre l'activité techno-économique, prolongement par d'autres moyens de l'évolution biologique, et les transformations de l'environnement planétaire.

Le dogme économique de la Croissance est une abstraction qui trompe les gens et se trompe. En contradiction flagrante avec la perspective globale de la nouvelle science écologique du système Terre, l'idéologie économique du développement et de la croissance n'est en fait qu'une mythologie qui ignore l'irréversibilité de l'entropie croissante et refoule l'existence même des limites de la Biosphère.

En mettant en évidence les rapports intimes entre la Loi de l'Entropie (le Second Principe de la Thermodynamique) et le processus économique, Nicholas Georgescu-Roegen, le dissident le plus radical de la science économique dominante de l'Occident, a dévoilé une vérité proprement écologique qui s'impose désormais au monde entier. Les pionniers de l'économie écologique et de l'écologie industrielle s'en inspirent. La mouvance actuelle des "objecteurs de croissance" a fait de La Décroissance un livre phare."

"Ils se déguisent en clowns pour nettoyer au Kärcher la mairie de Neuilly-sur-Seine, sablent le champagne lors de visites de studios aux loyers exorbitants, dégonflent les pneus des 4x4 ou « déboulonnent » les affiches publicitaires.

D'autres campent avec les sans-abri aux côtés des Enfants de Don Quichotte ou soutiennent les familles sans papiers avec le Réseau éducation sans frontières.

Ce sont les nouveaux militants, volontiers festifs, provocateurs, rompus aux ficelles médiatiques.

Les auteurs les ont suivis dans leurs combats. Qui sont ces activistes d'aujourd'hui, adeptes du « coup d'éclat permanent » ? Pourquoi ont-ils tourné le dos aux luttes politiques et syndicales traditionnelles ? Leurs actions, ciblées, sporadiques, sont-elles vouées à s'éteindre aussi vite qu'elles ont surgi ? Peuvent-ils réellement changer la société ?

Postface : conversation avec Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste

Laurent Jeanneau est journaliste au mensuel Alternatives économiques.
Sébastien Lernould est journaliste, il collabore au Parisien.
Pierre-Emmanuel Weck est photographe indépendant. Il est l’auteur du reportage photographique de ce livre.

 

Dossier instructif sur les déchets nucléaires:

sur le site de l'Andra: Le rapport de synthèse 

  le résumé
Vous pouvez y consulter la carte des sites pollués par la radioactivité et vous saurez tout sur les différents types de déchets: On distingue cinq catégories (ou filières de gestion) de déchets radioactifs :• les déchets de très faible activité (TFA)
                                   • les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC)
                                   • les déchets de faible activité à vie longue (FA-VL)
                                   • les déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL)
                                   • les déchets de haute activité (HA)

D’ici 2030, l’inventaire prévoit un volume total d’environ 2.250.000 m3 de déchets. Les volumes de déchets de Faible et moyenne activité à vie courte vont augmenter de 27%, les déchets de Faible activité à vie longue de 39%, les déchets de Moyenne activité à vie longue de 12,5% et les déchets de Haute activité de 60%. Mais ce sont surtout les volumes de déchets de Très faible activité qui vont voir leur volume tripler d’ici 2030 pour atteindre 869.311 m3.
source;http://www.actu-environnement.com/ae/news/inventaire_dechets_radioactifs_andra_7816.php4
Par Presence Sud Europe
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Lundi 6 juillet 2009
- Publié dans : Revue du net
Nécessité impérieuse de prendre en compte le changement climatique: quelques articles lus sur le net vous permettont de constater que les prévisions s'avèrent bien plus pessimistes et que plus que jamais ce thème s'impose à nous. Je regrette tout comme mes amis du pôle écologique du PS que Martine Aubry ne comprenne l'enjeu et les solutions que nous serions à même de porter.


Selon Alain Grandjean (FNH), qui s'est exprimé aujourd'hui lors de la conférence sur la contribution climat-energie, les experts scientifiques (dont Jouzel, Hansen &co.) qui se sont réunis récemment à Copenhague, en seraient revenus livides... les prévisions scientifiques seraient bien plus pessimistes depuis le 4ème rapport du GIEC, il ne faudrait plus diviser les émissions mondiales en 2050 par deux, mais plutôt par trois. On murmure même ici ou là que des points de basculement comme la fonte du permafrost pourraient avoir été franchis. Ce qui ne doit bien évidemment pas discréditer l'action mais au contraire la renforcer.

 


De manière plus factuelle, realclimate.org précise que :

- La communauté scientifique s'est réunie en mars dernier à Copenhague,
- Elle a produit en juin une synthèse de ses travaux, qui constitue une sorte de mise à jour du dernier rapport du GIEC (datant de 2007) :

http://climatecongress.ku.dk/pdf/synthesisreport

Le résumé pour décideurs de ce rapport délivre 6 messages clés :


Message-clé n°1 : Tendances climatiques


Les observations récentes montrent que les émissions de GES et de nombreux aspects du climat s'approchent de la limite supérieure des projections du GIEC. Un grand nombre d'indicateurs clé se trouvent déjà en dehors des limites de variabilité naturelle dans lesquelles la société et l'économie contemporaines se sont développées et ont prospéré. Ces indicateurs incluent la température de surface moyenne globale, l'élévation du niveau des mers, la température globale de l'océan, l'étendue des glaces arctiques, l'acidification des océans, et les événements climatiques extrêmes. Sans une atténuation des émissions, de nombreuses tendances dans l'évolution du climat vont probablement s'accélérer, menant à un risque croissant de changements climatiques brusques ou irréversibles.

Message-clé n°2 : Ruptures sociales et environnementales

La communauté de la recherche fournit de nombreuses informations qui étayent les discussions sur un «changement climatique dangereux ». Les observations récentes montrent que les sociétés et les écosystèmes sont fortement vulnérables, même à un changement climatique modeste, avec un danger particulierement accru pour les pays et communautés pauvres, les services rendus par l'écosystème et la biodiversité. Des élévations de la température au-delà de 2°C causeront des difficultés importantes aux sociétés contemporaines, et sont susceptibles d'entraîner des ruptures sociales et environnementales importantes pour le reste du siècle et au delà.

Message-clé n°3 : Stratégie de long terme, objectifs mondiaux et prochaines étapes


Une atténuation rapide, soutenue, et efficace basée sur une action mondiale et régionale coordonnée est nécessaire pour éviter un « changement climatique dangereux », quelle qu'en soit la définition. Adopter des objectifs de réduction moins ambitieux en 2020 augmenterait les risques d'incidences sérieuses, y compris le franchissement de points de basculement, et rendraient la réalisation des objectifs de 2050 plus difficile et plus coûteuse. Donner un prix crédible à long terme sur le carbone, et adopter des politiques qui favorisent l'efficacité énergétique et les technologies à faible teneur en carbone, sont des mesures indispensables à une atténuation efficace.

Message-clé n°4 : Equité

Le changement climatique a, et aura à l'avenir, des effets très différents sur les personnes à l'intérieur d'un même pays et entre les pays ; sur les générations présentes et les générations futures ; et sur les sociétés humaines et la nature.
Un filet de sécurité est nécessaire pour assurer aux personnes les moins aptes à faire face aux incidences du changement climatique une adaptation efficace et bien établie, et des stratégies d'atténuation équitables sont nécessaires pour protéger les pauvres et les plus vulnérables. Combattre le changement climatique devrait être vu comme faisant intégralement partie des objectifs plus généraux d'améliorer le développement socio-économique et l'équité à travers le monde.

Message-clé n°5 : L'inaction est inexcusable

La société dispose déjà de nombreux outils et approches - économique, technologique, comportementale, et managériale - pour traiter efficacement le défi du changement climatique. Si ces outils ne sont pas mis en application vigoureusement et largement, l'adaptation au changement climatique inévitable et la transformation sociale exigée pour décarboner les économies ne sera pas réalisée. Un grand nombre de bénéfices découlera d'un effort concerté pour réaliser une adaptation et une atténuation efficace et rapide. Ceux-ci incluent la croissance de l'emploi dans le secteur des énergies soutenables ; la réductions des coûts de santé, sociaux, économiques et environnementaux entrainés par le changement climatique ; et la réparation des écosystèmes et la revitalisation des services rendus par l'écosystème.

Message-clé n°6 : réussir le défi


Si la transformation sociale nécessaire pour réussir le défi du changement climatique doit être réalisée, alors un certain nombre de contraintes significatives doivent être surmontées et des opportunités critiques doivent être saisies. Celles-ci incluent de réduire l'inertie dans les systèmes économiques sociaux ; bâtir sur le désir public croissant que les gouvernements agissent sur le changement climatique ; réduire les actions qui augmentent les émissions de gaz à effet de serre et réduisent la résilience (comme par exemple certaines subventions) ; et permettre la transition depuis une gouvernance inefficace et des institutions faibles vers un leadership innovant dans le gouvernement, le secteur privé et la société civile. Lier le changement climatique aux problèmes plus larges de production et consommation soutenables, les questions de droits de l'homme et les valeurs démocratiques, est crucial pour permettre la transition des sociétés vers des voies de développement plus durables.


Plus d'infos sont disponibles sur

http://climatecongress.ku.dk


La contribution du méthane océanique à l'effet de serre serait grandement sous-estimée, selon une étude publiée dimanche dans la revue spécialisée Nature Geoscience.

Les bulles de gaz des profondeurs remontent jusqu'à la surface des mers.
(Photo:
www.ucop.edu)

Le méthane est un gaz à effet de serre souvent sous-estimé, mais plus puissant que le dioxyde de carbone. Sur une période de 100 ans, son potentiel de réchauffement global est 25 fois plus important que celui du CO2.

 

 

 

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/17951178

 

Sur SOS-planete : http://terresacree.org/methane.html

 

Le sol arctique recèlerait deux fois plus de carbone que prévu-

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/03/le-sol-arctique-recelerait-deux-fois-plus-de-carbone-que-prevu_1214727_3244.html
A l'aune de ces résultats, cette "rétroaction positive" pourrait, à l'échelle du siècle, aggraver le réchauffement en cours deux fois plus vite que les estimations actuelles.

 

La Commission européenne n’a jamais réussi à émouvoir les 27 pays de l’Union Européenne alors qu’elle avait fixé comme objectif pour 2010, un renforcement de la biodiversité. Vœu pieux. Ce manque d’intérêt n’a rien à voir avec la crise économique qui commence aujourd’hui à servir d’excuse commode et amène l’UICN, qui n’est pas précisément un repaire d’écolos extrémistes, à déclarer en tête de son rapport « la crise que traverse la vie sauvage est pire que la crise économique ».

Claude-Marie Vadrot - 03 Juillet 2009

 

Source : http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/030709/la-fin-de-la-biodiversite-tout-le-monde-s-en-fout

 


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Samedi 4 juillet 2009
- Publié dans : Jumelages

Dans le cadre de notre jumelage René Maret nous a envoyé cet article de Marc Lazar sur la situation en Italie à la veille du G8. Analyse pertinente que nous vous proposons ici:

 

La fin de Berlusconi ?

Lors de la première semaine du mois de juillet, le monde aura les yeux tournés vers l’Italie qui accueillera le sommet du G8 dont elle assure cette année la présidence. Silvio Berlusconi se réjouissait de la tenue de cette rencontre dont il espérait tirer profit afin de renforcer sa crédibilité et sa réputation d’homme d’Etat qu’il cherche à se construire. Davantage : il avait réussi un formidable coup de communication en annonçant à l’impromptu que ce sommet ne se déroulerait pas comme prévu au large de la Sardaigne mais à L’Aquila, en plein centre du terrible séisme qui, le 6 avril dernier, a secoué cette ville et la région des Abruzzes provoquant d’importantes destructions et la mort de plus de 300 personnes. Ses très fréquents déplacements sur le terrain comme son discours célébrant l’unité nationale prononcé à l’occasion de la fête du 25 avril, date du soulèvement en 1945 de la Résistance contre les nazis et les fascistes de la République de Salò, l’avaient fait de nouveau monter au zénith de la popularité. En quelques mois, la situation s’est inversée.

L’annonce de la demande de divorce par sa femme suivie des révélations sur sa vie privée avec ses fréquentations d’une mineure et de jeunes femmes à la moralité douteuse dévoilées d’abord par les journaux d’opposition, La Repubblica et L’Espresso, puis par d’autres médias, l’ont mis sur le gril. L’Eglise l’a appelé à adopter un comportement privé exemplaire cependant que l’influent hebdomadaire Famiglia cristiana est allé jusqu’à écrire que « Le Premier (ministre) est indéfendable ». De nombreux médias internationaux, en particulier anglais, ont relayé les informations de la presse italienne et se sont indignés des réponses embrouillées du Président du Conseil et des menaces qu’il profère à l’égard des organes d’information. Des rumeurs circulent selon lesquelles son entourage s’alarmerait de son optimisme volontariste à propos de la crise : en effet, Berlusconi en minimise la portée, alors que tous les indicateurs sont au rouge, et il fustige le pessimisme de l’opposition comme les prévisions des organismes financiers et économiques internationaux. Certains de ses amis ont évoqué l’hypothèse d’une chute prochaine de leur champion et il semblerait que de puissants groupes d’intérêt, à commencer par les grandes familles entrepreneuriales, agissent afin que celle-ci se réalise effectivement. La question de la fin politique de Silvio Berlusconi, voire de sa démission, serait donc posée. Qu’en est-il précisément?

La situation de Silvio Berlusconi n’a jamais été aussi paradoxale. D’un côté, il est certain que son image internationale est encore plus écornée qu’auparavant et qu’il est affaibli politiquement. Ainsi, les sondages enregistrent un fléchissement de sa popularité personnelle qui cependant demeure élevée, un Italien sur deux continuant de le soutenir. Le résultat de ses listes aux européennes n’a pas été à la hauteur des objectifs très élevés qu’il leur avait assignés. En outre, alors que le premier tour des élections administratives partielles des 7 et 8 juin avait été marqué par un succès de son parti, le Peuple de la Liberté (PDL), quinze jours plus tard, le second tour s’est traduit par un ralentissement de l’avancée de la droite et une reprise de la gauche : une partie de ses électeurs, surtout les catholiques pratiquants et les ménagères choqués par les frasques de Berlusconi, a préféré s’abstenir ou voter pour d’autres formations de droite. D’un autre côté, avec 35,3% des suffrages exprimés aux européennes, le PDL a progressé quelque peu par rapport au résultat obtenu en 2004 par les deux partis dont il est issu, Forza Italia (21%) et Alliance nationale, AN (11,5%). Son allié, la Ligue du Nord, a doublé ses voix en cinq ans et même marqué des points dans les zones classiquement acquises à la gauche. Par ailleurs, dans l’autre scrutin, le centre droit a gagné dans 34 provinces (l’équivalent de nos départements) alors qu’il en avait obtenu 9 il y a cinq ans : aux élections communales, le centre droit a enregistré 14 victoires contre 5 en 2004. Bref, le PDL demeure le premier parti, flanqué de son allié la Ligue du Nord qui exerce une pression continue sur le gouvernement, notamment pour ce qui concerne la lutte très dure contre l’immigration clandestine. L’affaiblissement du leader n’empêche pas son parti et son camp de vaincre.

En outre, Silvio Berlusconi dispose de nombreux atouts. Sa personnalité d’abord puisque, depuis quinze ans qu’il s’est lancé en politique, à chaque fois qu’on croit le voir mettre un genou à terre, il rebondit avec encore plus d’énergie. Ses ressources matérielles de milliardaire contrôlant la moitié du paysage audiovisuel italien, ce qui est à l’origine du conflit d’intérêt entre ses affaires privées et sa fonction de Président du Conseil, constituent une arme politique précieuse. Il sait aussi jouer de deux registres opposés ; d’un côté, le populiste qui continue de se faire passer pour un homme nouveau, lève des tabous, provoque, plaisante de manière douteuse, se place au centre de l’attention, mène une campagne permanente, et, de l’autre, le dirigeant responsable, soucieux de trouver des solutions aux grandes affaires nationales et internationales. En outre, il profite de ce que l’opposition est au plus mal. Le Parti démocratique (PD), fruit de la fusion des ex-communistes et d’ex-démocrates chrétiens, n’a pas réussi à définir un projet clair, une identité tranchée, une stratégie efficace, ni à faire émerger un leader d’envergure. Il reproduit, en modèle bien plus réduit, la puissance d’antan du Parti communiste italien localisée dans le Centre du pays. Il est traversé par de forts conflits internes. Il souffre en outre de la concurrence du parti de l’ancien magistrat Antonio Di Pietro, l’Italia dei valori, qui s’affronte durement avec Berlusconi. Enfin, si au gouvernement et dans la majorité parlementaire, certaines personnalités, comme le ministre de l’Economie et des Finances, Giulio Tremonti, ou Gianfranco Fini, le président de la Chambre des députés, pensent certainement à la succession, leur heure ne paraît pas avoir encore sonné.

Reste enfin à prendre en compte toute l’épaisseur du « berlusconisme » qui consiste en la combinaison de plusieurs ingrédients. Un chef, seul capable d’associer des sensibilités politiques variées, symbolisées par l’alliance réussie entre la Ligue du Nord et AN, qui descend des néo-fascistes du Mouvement social italien mais a rompu avec cet encombrant héritage. Un parti unique qui couvre un large espace politique allant des confins de la droite extrême au centre. Une forme d’hégémonie culturelle avec des références très antagoniques proposées à une société en pleine mutation : modernité et tradition, libéralisme et protectionnisme, Europe et sentiment national, dureté contre l’immigration clandestine et compassion sociale, référence à l’Eglise catholique et comportements privés à l’opposé des valeurs chrétiennes etc. Enfin, un bloc social composite cimenté par la propre action du chef : au Nord, les petits chefs d’entreprise, les commerçant et artisans, les professions libérales ; au Sud, les laissés pour compte de la modernisation, avec faible niveau de qualification et d’instruction, apeurés par l’évolution de l’Europe, du monde, et l’afflux d’immigrés ; enfin, les catholiques pratiquants, et, selon les scrutins, une large partie des salariés du privé. Le berlusconisme est une offre politique en phase avec les évolutions d’une partie des Italiens. Que deviendra à l’avenir cette construction ? S’effondrera-t-elle comme un château de cartes avec l’éventuelle chute de Silvio Berlusconi, ainsi que le croit l’opposition de gauche ? Ou, à l’inverse, ce socle sera-t-il capté par un autre responsable du centre droit ?

Telle est la question de fond. Aucune solution de rechange à Berlusconi ne s’impose dans l’immédiat. Mais il est presque certain que ce dont il est l’expression et qu’il a forgé de toutes pièces ne disparaîtra pas du jour au lendemain.

 

 

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Vendredi 3 juillet 2009
- Publié dans : Revue du net

Elections législatives en Bulgarie le 5 juillet

Selon la dernière enquête d'opinion réalisée par l'agence Mediana et publiée dans le quotidien Standart, le GERB de Boiko Borissov devrait recueillir 35,8% des suffrages, devant le Parti socialiste du Premier ministre sortant 23,9%, le MDL 12,8%, Ataka 8,9%, le Parti de l'ordre, de la loi et de la justice 6%, la Coalition bleue 5,7% et Lider 3,9%.


Prévisons économiques

Dans son rapport trimestriel "Economic outlook for the Euro area in 2009 and 2010" (Prévisions économiques pour la zone euro en 2009 et 2010), publié le 24 juin, le European Forecasting Network (EFN) affirme que la zone euro a connu dans la première moitié 2009 une chute de l'activité économique sans précédent. Pour l'année 2009 entière, les auteurs s'attendent à une régression record du Produit Intérieur Brut (PIB) de 4,5% et une diminution de la production industrielle de 16%. Pour l'année prochaine, leurs attentes sont légèrement positives.

Lire

 

Patrimoine et culture

13 nouveaux sites ont été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial, 1 site a été retiré et 3 placés sur la Liste du patrimoine en péril sur le site de l'Unesco

à Séville (Espagne), 28 juin


La Commission

Dans la charte des droits l'égalité entre les sexes est une des priorités or la répartition des postes à la Commission est désormais complètement déséquilibrée et de plus en plus masculine bien-sûr(19 hommes, 8 femmes désormais)-Lire l'article Commission : les remplaçants

 


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Mercredi 1 juillet 2009
- Publié dans : Revue du net
La présidence suédoise souhaite sortir l'UE de la crise financière et économique. Elle compte également lutter contre le réchauffement climatique.
 La Suède représentera l'UE au sommet des Nations unies sur le changement climatique à Copenhague en décembre.
 La Suède veut aussi renforcer la coopération européenne sur la justice et les affaires intérieures dans le cadre du Programme de Stockholm qui concerne la coopération douanière et policière, les services de secours, la coopération sur les législations civile et criminelle, l'asile, l'immigration, les visas et les contrôles des frontières.

Pour connaître les priorités que s'est donné le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt lire l'article

 


 

 

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Mercredi 1 juillet 2009

Depuis le 23 juin il ne faut plus parler du groupe du Parti socialiste européen, mais de

« l’Alliance progressiste des socialistes et des démocrates » (APSD).

L’APSD compte officiellement 183 membres,(contre 264 au PPE) un socialiste chypriote l’ayant rejoint. Des négociations sont en cours avec un Letton et un Estonien, ce qui fera passer le groupe à 185 membres. « Si on y parvient, nous serons le seul groupe politique à compter des adhérents provenant des 27 États membres », se réjouit-on à l’APSD.

Lire l'article sur le sujet de Jean Quatremer

 


Un acronyme est recherché et le logo de la rose  étoilée pourrait être abandonné: nouvelle exigence du PDI ( qui a apporté 21 eurodéputés).

Tout ceci montre à quel point le 7 juin fut bien un séisme.

Un relookage et une nouvelle dénomination ne suffiront pas si on ne met rien dedans. Je vous invite à relire le communiqué de Poul Nyrup Rasmussen

 

L'Alliance progressiste doit se faire aussi nationalement et si les partis nationaux -je pense en tout premier au parti socialiste français- restent sourds voire hostiles à cette évolution alors ils se pourraient bien que nous tardions pas à enetendre le chant du cygne.

 

V.L-H

Par Presence Sud Europe
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Mercredi 1 juillet 2009
- Publié dans : Revue du net



 

 

 

Ce rapport établi par open Society Justice Initiative et fait l'objet d'un résumé en Français, en Allemand, en Italien , en Hollandais.

Lire ce résumé

Le profilage ethnique dans l’Union européenne :omniprésent, inefficace et discriminatoire

Les polices allemande, belge, hongroise,française , toutes sont dénoncées par cette étude de   Open Society Justice Initiative -programme Open Society Institute de protection des droits de l'Homme à travers le monde(OSI)-www.justiceinitiative.org-


La pratique du profilage ethnique - qu'on appelle"chasse au faciès" ou "délit de sale gueule"-

"Il n’existe aucune preuve que le profilage ethnique puisse prévenir les actes criminels ou les actes de terrorisme" note l'étude. "Des études indépendantes menées au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Suède et aux Pays-Bas ont toutes conclu que le profilage ethnique était inefficace... A vrai dire, le profilage réduit en fait la sécurité, car il oriente les ressources de la police vers de fausses pistes, et lui aliène certaines personnes dont la coopération aurait été nécessaire pour repérer efficacement des actes criminels. Lorsque des officiers de police pratiquent le profilage ethnique, ils contribuent, volontairement ou non, à entretenir un sentiment croissant de marginalisation des communautés minoritaires et immigrées". Pour la France le rapport compile diverses sources qui montrent du profilage aux dépens des "minorités visibles". Ainsi les Maghrébins représentent 38% des condamnations pour outrage ou rebellion.

 


Par Presence Sud Europe
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Mardi 30 juin 2009
- Publié dans : Focus

La Réunion du Présidium et du Conseil de l’Internationale Socialiste.

 
Un premier discours qui augure bien du rôle que Ségolène entend jouer au sein de l'internationale Socialiste et qui remplit nos espoirs car elle y développe les thèmes bien connus de nous tous et que nous sommes heureux(ses) de voir porter sur la scène internationale.
Une réponse à n'en pas douter à ceux qui parlait d'un poste honorifique ou sans intérêt...

V.L-H


  Extraits de la lettre de Ségolène Royal du Monténegro où elle s'est exprimée pour la première fois en tant que vice-présidente de l’Internationale Socialiste .

"Nous avons mis au point l’ordre du jour du lendemain : la crise économique mondiale ; la lutte contre la pauvreté ; la justice et la solidarité dans l’économie mondialisée ; le nouveau rôle de l’Etat dans l’économie ; les derniers développements dans les Balkans ; les développements politiques actuels ébranlant la sécurité et la stabilité internationales ; la situation en Iran ; le renforcement du régime de non-prolifération ; la sécurité commune à travers le désarmement ; la sécurisation internationale de la démocratie ; la crise environnementale ; les étapes vers Copenhague ; la sécurisation des buts du développement durable ; la solidarité Nord-Sud ; le renforcement, enfin, de l’Internationale Socialiste."

 sur la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste.
"La réunion du Conseil a été inaugurée ce matin par Milo Djukanovic, Ranko Krivokapic et George Papandreou. J’y ai prononcé ensuite un discours sur « Les cinq défis du temps présent », où j’ai développé, à l’échelle internationale, les thèmes que nous approfondissons dans les universités populaires participatives.

Ma conviction : les socialistes du monde doivent peser sur le modèle de la sortie de crise.
Car, pour sortir du chaos et remettre de l’ordre juste, il faut avoir la conviction que rien de durable ne se construira sans justice.

Le moment crucial que le monde traverse appelle à relever cinq défis :

1.    Gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités, tant à l’échelle de nos nations qu’à l’échelle internationale. L’unification et la démocratisation de la gouvernance et de la régulation de l’économie mondiale d’une part, la lutte contre les inégalités et pour la justice sociale d’autre part, sont les clefs de l’efficacité de notre réponse à la crise.

2.    Construire des sécurités nouvelles, non seulement à l’échelle de nos nations mais aussi à l’échelle du monde, pour combattre les délocalisations, empêcher les pertes d’emploi, augmenter le pouvoir d’achat.

3.    La révolution écologique. La croissance verte est l’un des leviers principaux de sortie de crise. Ici particulièrement, la sensibilité écologique, la solidarité et la coordination des socialistes du monde sont nécessaires à une réponse mondiale au défi environnemental.

4.    Libérer les énergies par l’éducation, la formation, la
recherche et le soutien aux entrepreneurs, notamment par le renforcement de la coopération et des échanges internationaux. Lutter également contre la prolifération des armements car c’est autant de prélèvements sur le bien-être des peuples.

5.    La révolution démocratique. Au niveau de nos nations, c’est-à-dire la démocratie de l’Etat, la démocratie sociale, la démocratie participative, la démocratie parlementaire et la démocratie territoriale. Au niveau international, c’est-à-dire la démocratisation de la mondialisation par la démocratisation des instances de gouvernance mondiale ; le pouvoir des peuples, qui nous conduit à soutenir et à saluer le peuple iranien.

Amitiés,


signature

Ségolène Royal


Budva, Monténégro, le 29 juin 2009"


Par Presence Sud Europe - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 29 juin 2009
- Publié dans : Désirs d'Avenir

Contribution de Pierre Escafit :  « Vous avez dit « primaires » ?

 

  La faute du Parti Socialiste est de penser que les 40%d’électeurs qui ne se reconnaissent ni dans les droites, ni dans l’extrême gauche attendent tout de sa refondation interne. Ce qu’ils espèrent, en fait, c’est une refondation de toute la société.

En quelques mots : que la gauche soit, pour le XXIème siècle de la mondialisation et de la société des médias, ce qu’elle fut pour le XXème siècle de l’industrialisation et de la société de consommation, c'est-à-dire une force de mouvement, de proposition, de transformation.

Et pour cela il faut coaliser le camp progressiste, du « Modem » à « Europe-Ecologie » en se dotant d’un système de sélection du leader de cette nouvelle union.

Et c’est vrai que dès lors, les primaires ne sont dans le contexte généralisé des partis politiques qu’une procédure. Une procédure qui n’est pas une fin en soi : qui, certes ?mais pour quoi faire ?

Son seul avantage immédiat, est qu’elle peut, et doit, provoquer un mouvement salutaire qui évite à la gauche de se crisper sur le statuquo, comme elle le fait depuis sept ans, hélas !

Car l’essentiel est dans le programme qui nous manque cruellement, de projet capable de reconstruire l’alliance des couches populaires et des classes moyennes dans un programme commun (il faut oser le mot, même s’il a déjà servi !) réformiste : refondation du marché du travail, du système éducatif, des retraites, de la protection sociale, des impôts, certes, mais aussi croissance économique et développement durable, entre autres.

Vaste programme, capable de justifier l’enthousiasme et la crédibilité dont nous devrions être porteurs, de longue date.

Alors un candidat démocratiquement désigné, oui, sans hésitation ; mais pour quoi faire ? C’est l’essentiel ! Ne l’oublions pas : tout reste à faire !

                     Le 23 /06 /2009 ……………………..Pierre Escafit

Adhérent Désirs d'avenir-Comité DA06 présencesud

Par Presence Sud Europe - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Désirs d'Europe

"Les propositions de Ségolène Royal pour l’Europe sont, sans conteste, les plus ambitieuses et les plus crédibles pour « redonner un nouveau souffle à l’Europe » :

  • Construction d’une véritable Europe sociale :
    - harmonisation sociale par le haut,
    - gouvernement économique de la zone euro,
    - directive-cadre de protection des services publics,
    - Europe de l’éducation,
    - hausse du budget européen.

  • Promotion d'une Europe en tant que puissance politique qui défende ses valeurs dans la mondialisation :
    - défense européenne,
    - politique de codéveloppement avec les pays du Sud,
    - renforcement du partenariat euro-méditerranéen,
    - protection face aux pays tiers pratiquant le dumping social et commercial.

  • Négociation d’un traité ambitieux pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et réponde aux attentes des citoyens.

    En particulier, Ségolène Royal est la seule à proposer un protocole social qui permettrait de mettre en oeuvre les politiques communes dont l’Europe a besoin:
    - progrès social,
    - énergie,
    - environnement.
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