La Réunion du Présidium et du Conseil de l’Internationale Socialiste.
Un premier discours qui augure bien du rôle que Ségolène entend jouer au sein de l'internationale Socialiste et qui remplit nos espoirs car
elle y développe les thèmes bien connus de nous tous et que nous sommes heureux(ses) de voir porter sur la scène internationale.
Une réponse à n'en pas douter à ceux qui parlait d'un poste honorifique ou sans intérêt...
V.L-H
Extraits de la lettre de Ségolène Royal
du Monténegro où elle s'est exprimée pour la première fois en tant que vice-présidente de l’Internationale Socialiste
.
"Nous avons mis au point l’ordre du jour du lendemain : la crise économique mondiale ; la lutte contre la pauvreté ; la justice et la
solidarité dans l’économie mondialisée ; le nouveau rôle de l’Etat dans l’économie ; les derniers développements dans les Balkans ; les développements politiques actuels ébranlant la
sécurité et la stabilité internationales ; la situation en Iran ; le renforcement du régime de non-prolifération ; la sécurité commune à travers le désarmement ; la sécurisation
internationale de la démocratie ; la crise environnementale ; les étapes vers Copenhague ; la sécurisation des buts du développement durable ; la solidarité Nord-Sud ; le
renforcement, enfin, de l’Internationale Socialiste."
sur la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste.
"La réunion du Conseil a été inaugurée ce matin par Milo Djukanovic, Ranko Krivokapic et George Papandreou. J’y ai prononcé ensuite un discours sur « Les cinq défis du temps
présent », où j’ai développé, à l’échelle internationale, les thèmes que nous approfondissons dans les universités populaires participatives.
Ma conviction : les socialistes du monde doivent peser sur le modèle de la sortie de crise.
Car, pour sortir du chaos et remettre de
l’ordre juste, il faut avoir la conviction que rien de durable ne se construira sans justice.
Le moment crucial que le monde traverse appelle à relever cinq défis :
1. Gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités, tant à l’échelle de nos nations qu’à l’échelle internationale. L’unification et
la démocratisation de la gouvernance et de la régulation de l’économie mondiale d’une part, la lutte contre les inégalités et pour la justice sociale d’autre part, sont les clefs de l’efficacité de
notre réponse à la crise.
2. Construire des sécurités nouvelles, non seulement à l’échelle de nos nations mais aussi à l’échelle du monde, pour combattre les
délocalisations, empêcher les pertes d’emploi, augmenter le pouvoir d’achat.
3. La révolution écologique. La croissance verte est l’un des leviers principaux de sortie de crise. Ici particulièrement, la sensibilité
écologique, la solidarité et la coordination des socialistes du monde sont nécessaires à une réponse mondiale au défi environnemental.
4. Libérer les énergies par l’éducation, la formation, la
recherche et le soutien aux entrepreneurs, notamment par le renforcement de la coopération et des échanges internationaux. Lutter également contre la
prolifération des armements car c’est autant de prélèvements sur le bien-être des peuples.
5. La révolution démocratique. Au niveau de nos nations, c’est-à-dire la démocratie de l’Etat, la démocratie sociale, la démocratie
participative, la démocratie parlementaire et la démocratie territoriale. Au niveau international, c’est-à-dire la démocratisation de la mondialisation par la démocratisation des instances de
gouvernance mondiale ; le pouvoir des peuples, qui nous conduit à soutenir et à saluer le peuple iranien.
Amitiés,

Ségolène Royal
Budva, Monténégro, le 29 juin 2009"
Par Presence Sud Europe
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Publié dans : Focus
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